Débutant

Configuration de Base

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Vous découvrez votre boitier et une floppée de boutons dont vous ignorer le role. La première chose a faire est de parcourir en diagonale votre notice d’utilisation pour vous faire une idée globale des fonctions disponibles.

Nous allons voir dans les grandes lignes comment selectionner le bon mode pour la suite car certaines “normes” se retrouvent plus ou moins sur l’ensemble des boitiers.

Quel mode photo ?

Vous selectionnez en général le mode avec une des molette située sur le dessus de votre boitier.

Automatique

C’est le mode que j’appelle “smartphone”, vous n’avez rien a faire, vous appuyez et c’est fini. C’est très limitant pour le safari et on va s’en ecarter tout de suite.

Ce programme est en general renseigné par le mode AUTO/AUTO+ ou iA/iA+ (il peut même ne pas exister sur des appareils plus techniques)

Attention le mode A signifie Aperture (ouverture) et ne veut pas dire automatique du tout.

Programme Auto (P)

Le mode P ou Program Auto (regardez votre manuel). Dans ce mode l’appareil choisit automatiquement la vitesse et l’ouverture (notamment il adapte la vitesse en fonction de votre focale pour éviter le flou de mouvements).

C’est dans ce mode qu’en tant que débutant nous allons travailler. Il permet de gérer plus de choses.

Format RAW ou JPG

Avant même de prendre votre première photo, vous devez choisir sous quel format la sauvegarder.

Sachez une chose, votre capteur voit le monde en noir et blanc. Chaque pixel lui renvoie une valeur, par exemple entre 0 (noir) et 100 (tout blanc). Avec des filtres et un système astucieux de moyenne mathématique, on recrée les couleurs.

RAW

Quand on parle de format RAW, on parle de ce que je viens de dire, c’est le fichier qui contient pour chaque pixels la valeur entre 0 et 100 de ce pixel, rien d’autre (je vulgarise un peu , nous dirons rien d’autre d’indispensable pour recréer l’image).

Concrètement donc, si vous enregistrer en RAW, vous avez la donnée pure du capteur, toute l’information disponible.

JPG

Le JPG, c’est … plus compliqué. Une fois l’image reconstituée a partir du fichier RAW , on applique des modifications sur les couleurs et une couche de compression avec perte ce qui fait que les informations de contraste sont perdues a jamais.

Les avantages du JPG:

  • Les photos prennent moins de place, on peut donc en faire beaucoup plus sur la même carte SD (3x plus environ)
  • Vous n’avez pas a ‘développer’ les photos sur un logiciel type Lightroom ou Capture One. Quand vous revenez d’un long voyage, si vous accumulez 2000, 3000 ou 10 000 photos c’est un gain de temps énorme
  • Le traitement appliqué par certains appareils bien configurés sera excellent

Mon conseil, si vous êtes débutant, c’est de faire du JPG et éventuellement si vous voyez que vous avez assez de place ou que cela vous intéresse du JPG+RAW (tous les appareils le propose) pour certaines journées comme ça vous avez le JPG mais aussi le RAW qui n’a d’intérêt que si vous retravaillez la photo derrière (gestion d’exposition et colorimétrie)

Comment régler la balance des blancs

Quand vous sortez une photo en JPG, vous devez choisir la Balance des blancs adaptée. Souvent par défaut elle est sur le mode automatique.

Attention cela n’a aucun impact sur un fichier RAW, néanmoins c’est un réglage que vous devrez faire quand vous développerez votre photo sur un logiciel par la suite.

Qu’est ce que c’est ?

Imaginez un mur blanc, vous avez lampe avec une vieille ampoule jaunâtre, vous allumez la lumière et vous prenez la photo.

Sur votre photo, le mur ne va pas apparaître blanc, mais jaunâtre en raison de la lumière. Ce n’est pas esthétique car même si la lumière l’éclaire de façon jaunâtre, votre perception de la couleur du mur est le blanc, votre cerveau sait qu’il est blanc, si vous le voyez jaune cela ne va pas. De même si vous prenez quelqu’un en photo vous ne voulez pas que le spectre lumineux de votre source de lumière déforme ‘trop’ les véritables couleurs de votre sujet.

A l’inverse prenez un mur gris clair et éclairez le avec une LED moderne a 7000 Kelvins, vous prenez la photo. Votre mur va apparaître blanc alors que vous savez qu’il est gris clair.

La balance des blancs c’est ça, vous voulez que ce qui est blanc en vrai, soit blanc sur la photo, indépendamment de l’éclairage.

L’appareil/logiciel va appliquer un algorithme pour compenser la couleur de la source lumineuse. D’ailleurs le réglage de la balance des blancs s’exprime en … Kelvins, la même unité que lorsque vous allez acheter vos LED au supermarché.

Le mode automatique

Le problème du mode automatique c’est qu’il ne sait pas qu’elle est la source lumineuse, il va donc essayer de l’identifier par un algorithme plus ou moins performant.

Maintenant supposez que vous prenez en photo un surfeur, en combinaison bleu avec l’océan en fond et un joli ciel bleu. La couleur dominante, c’est le bleu. L’algorithme va donc identifier que la source lumineuse est très certainement décalée vers le bleu et va essayer de compenser, rendant plus blanc/gris que bleu votre joli ciel.

En safari, vous connaissez la source lumineuse, il n’y en a qu’une, c’est le soleil, soit directement si le ciel est dégagé soit indirectement si il est couvert.

Temperature de la lumiere
La température en Kelvin en fonction des conditions

Vous pouvez donc renseigner la “température” lumineuse ou choisir un des modes de votre appareil. Bien sur , vous pouvez aussi decider de donner une ambiance plus chaude ou plus froide a vos photos.

D’autres paramètres existent pour gérer la réduction de bruit, les contrastes, les tons de couleurs … Je vous recommande de tous les mettre a 0 ou de laisser les valeurs par défaut. Pensez a tester avec quelques photos pour vous assurer que vous n’avez pas fait une bêtise.

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